LIBERTÀ PER TUTTI I PATRIOTTI


La lutte en vidéo : Le CAR investit le Centre de Détention de Casabianda (reportage CAR et France 3 Corse)
 

 

Le 19 juin 2008 :  (  www.car-corsica.com )  Le CAR a occupé ce matin le pénitencier de Casabianca de manière symbolique. Les nationalistes ont organisé une conférence de presse à l'intérieur de la prison pour faire de nouvelles propositions pour régler le problème du rapprochement des prisonniers politiques. Des propositions qui pourraient permettre de faire rentrer tous les prisonniers politiques corses, en quelques jours, en appliquant les textes de loi en vigueur et sans aucun aménagement supplémentaire. Le CAR a fait la démonstration qu'il était possible de faire revenir tous les prisonniers et que s'il y en avait encore 55 incarcérés en France actuellement, c'est tout simplement parce que l'Etat français n'a pas la volonté politique de régler le problème. 

Après cette opération, le CAR a organisé à U Cateraghju une distribution de pêches gratuites aux automobilistes au nom des prisonniers politiques corses.






Voici le texte de la conférence de presse :

Avant de faire de nouvelles propositions, nous tenons à dénoncer le sort réservé à certains militants récemment libérés sous le régime de la liberté conditionnelle. On les menace aujourd’hui de révoquer leur conditionnelle car ils ne payent pas assez les parties civiles, en l’occurrence des gendarmes ! L’Etat français et les forces répressives présentent en Corse doivent savoir que nous ne laisseront pas incarcérer un militant nationaliste parce qu’il ne donne pas d’argent à de courageux gendarmes légèrement commotionnés par un attentat !

Nous sommes ici pour faire de nouvelles propositions concernant le rapprochement des prisonniers politiques. Le procureur général et le préfet de Haute-Corse communiquent abondamment sur ce thème, en trompant systématiquement l’opinion publique. L’opération de désinformation à la mode consiste aujourd’hui à faire croire que le CD de Borgu étant plein, il n’y a plus de place. Ainsi, après avoir fait du « chiffre » pendant des années en rapatriant des prisonniers en fin de peine, aujourd’hui on voudrait faire croire que tout à été mis en œuvre pour satisfaire une revendication ultra majoritaire en Corse. Mais, si le CD de Borgu est effectivement plein, nous avons des propositions pour augmenter sa capacité.

Nous vous rappelons que depuis le 15 novembre, malgré les chiffres impressionnants annoncés très médiatiquement par le procureur général, seuls quatre prisonniers politiques ont été transférés. Un n’a passé que trois semaines à Borgu avant d’être libéré, deux autres étaient les plus proches de la libération conditionnelle. Et systématiquement, dès qu’un prisonnier politique est rapproché, c’est celui qui est le plus près de la libération qui est transféré à Borgu et jamais, jamais les plus longues peines, ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui souffrent le plus et ceux dont les familles sont le plus pénalisées par cette double peine. La situation actuelle est toujours aussi grave. Nous avons actuellement 62 prisonniers politiques. Seuls 7 sont incarcérés en Corse.

Nos propositions

Ø     Nous proposons d’utiliser le « pénitencier » de Casabianda (dans lequel de nombreuses cellules sont vides), non pas pour y transférer des longues peines, mais pour gagner des places au CD de Borgu. Il faut tout d’abord savoir que le pénitencier de Casabianda est un CD officiellement comme les autres. Et ce n’est pas un CD uniquement réservé aux délinquants sexuels, contrairement à ce que l’on pourrait croire, même s’ils y sont majoritaires. Il n’y a, d’après le procureur général de Bastia lui-même, « que » 80 % de délinquants sexuels et donc 20 % de condamnés pour d’autres raisons. On pourrait envisager de transférer par exemple (avec leur accord) les détenus de droit commun et les prisonniers politiques du CD de Borgu qui bénéficient déjà de permissions de sortir et qui n’ont plus intérêt à s’évader. Rien dans les textes de loi en vigueur ne s’y oppose.

Ø     Nous proposons également de transférer immédiatement les prisonniers politiques incarcérés en France vers la maison d’arrêt de Borgu (dont de nombreuses cellules sont vides à quelques mètres du CD de Borgu qui est plein) en attendant que des places se libèrent au CD de Borgu. C’est techniquement possible et rien dans la loi ne s’oppose à ce que ces prisonniers soient en maison d’arrêt à titre transitoire en attendant que des places se libèrent en CD, ou même pour ce qui concerne les prisonniers politiques en détention préventive.

Ø     Il existe au CD de Borgu une unité de semi-liberté d’une capacité de 10 cellules. Nous proposons que cette unité soit transférée à Casabianda, en accord avec le Juge d’Application des Peines pour qu’il laisse le temps aux détenus de faire le trajet jusqu’à Aleria après leur journée de travail. Rien ne s’y oppose dans les lois actuellement en vigueur et cette mesure est applicable immédiatement sans aucun aménagement.

Ø     Pour mettre en place une réelle politique de retour des prisonniers politiques, pour que l’on applique enfin les lois communes pour les nôtres, pour répondre à une revendication partagée par l’immense majorité des Corses, et pour tenir enfin les promesses ministérielles et présidentielles faites depuis 2002, nous renouvelons notre demande de rencontre avec une personne chargée de ce problème au ministère de la Justice ou à l’Elysée comme le préfet Corbin de Mangou qui avait lui-même pris contact téléphonique avec le CAR en novembre.

Ø     La semaine prochaine, deux prisonniers politiques sortiront de Borgu en liberté conditionnelle. Nous exigeons que leurs cellules soient attribuées à d’autres prisonniers politiques. Si tel ne devait pas être le cas, nous considérerions cela comme un outrage fait aux familles de nos prisonniers, et nous mènerions alors des actions publiques en conséquence.

Il y a largement la place pour faire revenir en Corse les 57 prisonniers politiques qui sont actuellement incarcérés en France. Il ne manque que la volonté politique de l’Etat français. Et tant que le retour des prisonniers politiques ne sera pas mis en place, nous serons dans la rue pour faire savoir à l’opinion publique corse qu’on la trompe ! Nous rappelons que chaque jour nous recevons de nouvelles délibérations de conseils municipaux qui se prononcent pour le retour des prisonniers.

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Le Comité Anti Répression organisera une conférence de presse et une distribution de pêches le dimanche 27 juillet à U CATERAGHJU

Le 19 juin 2008 :  (  www.car-corsica.com ) Dimanche 27 juillet à partir de 10h30 le CAR organisera une distribution de pêches sur la route nationale au carrefour de « U CATERAGHJU » (ALERIA) et donnera une conférence de presse. Tous les patriotes sensibilisés par le problème des prisonniers politiques sont invités à cette conférence.

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Le Comité Anti Répression perturbe les cérémonies du 14 juillet à Bastia

Le 19 juin 2008 :  (  www.car-corsica.com )

Comme annoncé à la sortie de la dernière réunion à la préfecture de Bastia, le CAR a perturbé les cérémonies du 14 juillet à Bastia. Les militants et familles de prisonniers politiques ont tenu une conférence de presse sur la place Saint Nicolas de Bastia à quelques mètres du monument aux morts pendant la cérémonie officielle. Malgré un service d'ordre digne d'un G8, les militants du CAR ont réussi a tenir leur conférence. Dès que le porte-parole du CAR a commencé à parler, les gendarmes ont chargé, jetant à terre une femme d'une cinquantaine d'année, bousculant plusieurs militants (dont un qui a été mordu à la main par un gendarme certainement cannibale). Mais, les militants du CAR, drapeaux corses à la main ont résisté et ont réussi à tenir leur conférence. Après avoir chanté le Dio Vi Salvi Regina, ils ont quitté les lieux dans le calme. Un touriste hollandais présent sur les lieux et venu vers les nationalistes pour leur dire "mais ce sont des terroristes"... en montrant du doigt les gendarmes !

Le préfet de Haute-Corse s'est ridiculisé à la télévision en disant que la cérémonie n'avait pas été perturbée alors que tous les médias corses avaient fait de cette perturbation la Une de leurs journaux !

Voici le texte de la  conférence de presse :

Le 14 juillet est une date très importante dans l’Histoire de Corse, qui mériterait bien d’être déclarée un jour fête nationale corse. En effet, c’est un 14 juillet, en 1755 que Pasquale de’Paoli a été élu général en chef des Corses à la cunsulta du couvent Sant’Antone di A Casabianca et que l’indépendance a été déclarée au nom du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes. Et, c’est également un 14 juillet que Pasquale de’Paoli est revenu en Corse, à Macinaghju, en 1790, après avoir passé plus de 20 ans en exil en Angleterre.

Le monument aux morts des guerres du XXe siècle, sur la Place Saint-Nicolas de Bastia est parfaitement approprié pour fêter cet événement. Œuvre du grand sculpteur corse Louis Patriarche, fini en 1925, il dû recommencer le socle qui ne plaisait pas. L’œuvre finale a donc été livrée en 1929 et inaugurée en 1935 en présence d’une foule estimée à plus de 30 000 personnes. Elle représente la bravoure des femmes corses. Pour cela, l’auteur a sculpté une scène du XVIIIe siècle, la veuve Renno offrant son fils au Général Paoli pour combattre pour la liberté de la nation, alors qu’elle a déjà perdu deux fils au combat. Cette femme, c’est aussi Faustina Gaffori qui demande aux Corses de penser à la patrie et de monter à l’assaut de la citadelle de Corti, malgré le fait que les Génois aient pris son fils en otage et menacent de le tuer si les Corses attaquent.

Le 14 juillet que les Français fêtent commémore une révolution à laquelle la Corse de 1789 avait adhéré, puisque nous avions mis en place les idées des lumières 34 ans avant la France. Mais, les nationaux du XVIIIe siècle ont vite compris que la France ne mettrait jamais en pratique une société juste et égalitaire. Dès 1793, la Corse tournait le dos à cette France qui mettait en place la terreur. Aujourd’hui, alors que la France entière commémore ce 14 juillet 1789, on peut se demander ce qu’il reste des idées de liberté, d’égalité ou de fraternité…

En avril 2008, nous avons dû occuper la préfecture de Bastia pour obtenir un rendez-vous avec le préfet. Lors de cette rencontre organisée deux jours après notre occupation et à laquelle s’était invité le procureur général, nous avions posé deux questions au président de la République française (« Quand et comment comptez-vous tenir vos promesses et appliquer les lois communes pour nos prisonniers politiques ? » et « Que comptez-vous faire pour les prisonniers politiques qui sont en détention préventive ? ») et nous avions demandé à être reçu à l’Elysée ou au ministère de la justice avec une personne capable de négocier la mise en place réelle du retour des prisonniers politiques.

A la fin du mois de mai, nous avons de nouveau été invités à la préfecture. Cette fois, le procureur général nous avait dit que le parquet était tout à fait favorable aux aménagements de peine, qu’il veillerait à ce que le CD de Borgu soit toujours rempli (comme l’avait promis le Président de la République française le 31 octobre 2007…), et que le rapprochement des détenus corses était en cours.

Deux mois après, le constat est édifiant. Malgré une opinion publique plus que favorable au retour des prisonniers corses, et chaque jour le CAR reçoit de nouvelles réponses de mairies qui délibèrent en faveur des nôtres, nous n’avons toujours pas reçu de réponses à nos trois questions.

Depuis le 15 novembre, malgré les chiffres impressionnants annoncés très médiatiquement par le procureur général, seuls trois prisonniers politiques ont été transférés. Le premier n’a passé que trois semaines à Borgu avant d’être libéré, les deux autres étaient les plus proches de la libération conditionnelle. Et systématiquement, dès qu’un prisonnier politique est rapproché, c’est celui qui est le plus près de la libération qui est transféré à Borgu et jamais, jamais les plus longues peines, ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui souffrent le plus et ceux dont les familles sont le plus pénalisées par cette double peine.

En ce qui concerne les aménagements de peines, le parquet a fait appel des deux seules décisions de libération conditionnelle obtenues par nos prisonniers. Le parquet s’est également opposé à une autre libération conditionnelle, et à une demande de permission d’un prisonnier qui a fait 8 ans de prison et à qui il reste trois ans à faire en lui disant que sa demande était « très prématurée » et qu’il n’avait pas besoin de sortir en permission pour voir sa famille car il bénéficie de parloirs… Heureusement que le parquet est favorable aux aménagements de peines…

La situation actuelle est toujours aussi grave. Nous avons actuellement 62 prisonniers politiques. Seuls 5 sont incarcérés en Corse. On nous annonce le transfert de 7 détenus et d’un prisonnier politique. S’agira-t-il d’un militant condamné à la perpétuité ou à 28, voire 25 ans ? Ou bien encore une fois du prisonnier qui est le plus proche de la libération conditionnelle ? Le simple fait que le procureur n’ait pas voulu répondre à notre question est déjà une réponse…

Le problème très important des prisonniers politiques en détention préventive n’a toujours pas été abordé. Il y a quelques semaines c’est déroulé un procès devant la cour d’Assises spéciale de Paris. Les militants qui ont été jugés attendaient dans les maisons d’arrêt de la région parisienne depuis 5 ans ! Certains, innocents, condamnés à 10 ans de réclusion criminelle n’ont même plus la possibilité de faire appel, tellement leur détention préventive a été disproportionnée… Pourtant, la France est régulièrement condamnée par l’Europe dès qu’un détenu dépasse les 4 ans de détention préventive…

Une nouvelle fois, le CAR pose au gouvernement français les questions suivantes :

Quand va-t-on rapprocher les prisonniers politiques les plus lourdement condamnés ?

Quand va-t-on prendre en compte le problème de la détention préventive ?

Pendant combien de temps encore le procureur général va-t-il tenter de faire croire à une opinion publique corse totalement favorable au retour des prisonniers que le problème est résolu, alors que nous avons encore 57 prisonniers politiques incarcérés en France et seulement 5 en Corse ?

Quand va-t-on utiliser le CD de Casabianda pour gagner de la place à Borgu en y transférant par exemple les détenus du CD de Borgu qui bénéficient déjà de permission de sortir et qui n’ont plus intérêt à s’évader (sachant qu’il n’y a d’après le procureur lui-même « que » 80% de délinquants sexuels et donc 20 % de condamnés pour d’autres raisons) ?

Pourquoi ne pas transférer nos prisonniers politiques à la maison d’arrêt de Borgu en attendant que des places se libèrent au CD de Borgu ?

Il y a largement la place pour faire revenir en Corse les 57 prisonniers politiques qui sont actuellement incarcérés en France. Il ne manque que la volonté politique de l’Etat français. Et tant que le retour des prisonniers politiques ne sera pas mis en place, nous serons dans la rue pour faire savoir à l’opinion publique corse qu’on la trompe !

 

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Le CAR condamne le verdict du procès d'Olivier Peretti

Le 10 juillet 2008 :  (  www.car-corsica.com )

Le Comité Anti Répression condamne avec la plus grande fermeté le verdict du procès en correctionnel d'olivier Peretti, honnête travailleur.

Olivier Peretti a été victime d'un véritable attentat judiciaire en étant condamnée à 7 années de prison dans une affaire où on lui reprochait d'avoir expédié par la poste un minuteur d'arrosage acheté dans le commerce !

Ce verdict est sans aucun rapport avec la jurisprudence en matière d'affaires politiques et totalement disproportionné aux faits reprochés.

La seule réalité de cette affaire est que la justice anti Corse a une fois de plus mis en application la politique que les Génois appelaient "la disabitazione" qui consiste à bannir les Corses de Corse.

On a condamné Olivier Peretti à une très lourde peine non pas en fonction de ce qu'il aurait pu faire mais tout simplement en fonction de ce qu'il est : un militant politique sincère et dévoué.

D'ailleurs le procureur lui-même dans son réquisitoire avait demandé une forte peine car il reprochait à Olivier Peretti "de ne pas avoir renoncé a son idéal et d’être resté droit dans ses bottes"

Ceci est tout simplement l'officialisation du délit d'opinion, ce qui est inacceptable de la part d'un Etat qui se réclame de la patrie des droits de l'homme.

Le Comité Anti Répression, salut le courage politique d'Olivier Peretti qui a affronté cette épreuve judiciaire en véritable patriote, lui apporte tout son soutien ainsi qu'à sa famille et sera à ces cotés pour les suites judiciaires de cette affaire et  notamment le procès en appel puisqu'Olivier Peretti a décidé de faire appel de cette scandaleuse décision.

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Le CAR appelle à un rassemblement de soutien suite aux interpellations de ce lundi 7 juillet

Le 7 juillet  2008 :  (  www.car-corsica.com ) Quelques heures seulement après l’importante réunion de  Corti initié par de nombreux patriotes et qui dans une initiative majeure et sans précédent depuis 20 ans ont communément  tracé  la voie d’une refondation du mouvement national, seule capable d’engager une véritable  politique  salvatrice pour notre peuple, désormais de plus en plus menacé de disparition.

Face à  cette démarche responsable des nationaux, L’Etat français n’a pas attendu pour riposter, et ce matin à 6 h la police politique française accompagnée du RAID et des troupes d’élites de la gendarmerie ont opéré plusieurs arrestations dans  la région ajaccienne.

 Nul doute ici que la position adoptée par les militants de la cause nationale corse hier à Corti dérange au plus haut point l’Etat et ses relais locaux.

Le CAR appel donc tous les militants et sympathisants à ce mobiliser aujourd’hui et dans les jours à venir  pour faire échec à la politique répressive de l’Etat  Français et aux déstabilisations d’une démarche novatrice et responsable.

il appel à un rassemblement de soutien aux personnes gardées a vue ce soir à 20 heures devant le commissariat d’Aiacciu et appel également à la mobilisation ce mercredi 9 juillet devant le palais de justice à Aiacciu à partir de 8h afin de s’opposer au dénis de démocratie que constitue la plainte de L’état contre des responsables nationalistes  accusés du délit de manifester, donc d’exprimer démocratiquement une opinion.

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